26
avr 08
FOWD London ‘08 Review
Posté dans Review, Web Design // 15 commentaires
En cette mi-avril avait lieu à Londres la première conférence de l’année du Future Of Web Design. Étant actuellement à Paris, j’en ai profité pour aller y faire un tour afin de vous refléter les futures tendances dans le domaine du Web Design. J’en profite pour remercier mon agence sans laquelle ce voyage n’aurait pas été possible.
Au programme, de très bons maîtres de conférences / designer tel que Patrick McNeil, Jon Hicks ou encore Elliot Jay Stocks que je suis depuis quelques temps via leurs blog et twitter.
Je vais reprendre dans cet article les conférences que j’ai tout particulièrement apprécié et y apporter mon avis personnel sur la question, ainsi que ce qu’il en est ressorti. Vous trouverez des blogs relatant les autres conférences à la fin de l’article.
Finding Inspiration from Design – Patrick McNeil
Cette conférence fut l’une des plus intéressante pour moi, Patrick Mc Neil assez connu pour ses sites Daily Slurp et Design Meltdown allait nous parler l’inspiration dans le domaine du Web Design.
Il a tout d’abord évoqué l’idée que l’inspiration pour créer des sites ne venait pas uniquement du web. Tout ce qui nous entoure nous inspire, essentiellement les choses dans d’autres domaines artistique comme les peintures anciennes.
Il est revenu sur l’emploi du nombre d’or et son influence dans le Web Design (vous pouvez d’ailleurs regarder le très bon article de Br1o à ce propos).
Et pour clore ce premier chapitre, il a abordé le sujet assez complexe de la frontière entre l’inspiration d’un site web et sa copie. Il est vrai qu’on se demande souvent où s’arrête l’inspiration et où commence la copie. Nous pouvons considérer un site comme copie à partir du moment que celui-ci reprend la css d’un autre et que l’auteur s’est contenté de changer quelques images. Par contre un site dont on a modifié la css et les images mais qui reprend le même esprit qu’un autre (par la grille, les couleurs, les icones, …) peut-il être considéré comme copie?
Il a ensuite évoqué les tendances actuelles dans le Web Design tel que les larges headers avec de grandes images et un texte gigantesque, et l’emploi des familles de bruns et des web designs texturés.
Il a aussi parlé des textes « super sized » dans le Web Design, un des exemples les plus concret de cette tendance et le formulaire d’inscription au site de microblogging trumblr qui utilise d’énormes champs d’input . Cette technique facilite grandement la lisibilité et donne une impression de simplicité d’utilisation à l’internaute.
Dans une 3ième partie il nous a fait part de ses prévisions sur les futures tendances du Web Design. Il préconise le retour aux couleurs claires et assez désaturées dans les sites après une longue période « web2 » aux couleurs hyper contrastées et saturée.
Il a ensuite évoqué la nouvelle tendance des sites « wide » sans scroller horizontal (en html / css). Personnellement je ne crois pas trop en cette tendance qui peut être bien pour un portfolio mais ne contient pas assez de place pour un blog ou un site avec trop d’information.
Pour finir il nous a parlé de l’emploi de plus en plus fréquent de la vidéo dans les headers des Web Design récents.
Web is the New Print – Elliot Jay Scott
Après une inoubliable conférence à New York en octobre dernier (d’ailleurs celle de 2008 est déjà programmée, avis aux amateurs ^^) sur le thème « Destroy The Web2 Look », Elliot allait cette fois aborder un thème complètement différent avec l’instruction que peut avoir le domaine de l’impression sur celui du web. Cette question peut apporter plusieurs réponses plus où moins valables, je vais tenter dans ce paragraphe de confronter les miennes aux siennes. Il commença par nous montrer des couvertures assez avant-gardistes et typographiques de George Orwell en nous avouant qu’il n’aimait pas trop ses livres ^^.
Il nous évoqua ensuite le fait que l’impression est beaucoup plus libre que le Web Design en terme de contraintes (nous n’avons aucun code html/css dans le print voire même d’action script). Celui-ci est au final une grande page blanche sur laquelle nous pouvons tracer, dessiner, positionner et ainsi exprimer notre créativité. Ainsi, nous pouvons sortir d’une grille beaucoup plus facilement en impression que dans le web. Il a aussi évoqué les affiches faites entièrement de typographique, ce qui est plutôt rare dans le web (nous reviendrons dessus plus tard).
Il rappela que domaine du Web Design et beaucoup plus récent que le print dans le domaine de l’art, il y a donc encore énormément de chose à faire dans ce domaine et de nombreux horizons inexplorés.
Il nous a ensuite parlé un peu de flash, « la saveur de l’univers » et nous a cité une phrase que Khoi Vinh avait écrite dans un de ces récents billets
Flash speaks their language. It’s visual in nature and has similar tools and UI to Photoshop, Illustrator, and their ilk.
Il montra ensuite un site flash assez connu Conclave Obscurum (il ne faut pas oublier qu’Elliot adore les designs assez « grunge » et texturés). Le moins que l’on puisse dire c’est que ce site sort véritablement de la norme web. Premièrement nous avons vite de grand espaces blanc, les pages, ce qui nous oblige à bien nous concentrer dessus. Au fur et à mesure de la visite du site de nombreux obstacles viennent gêner la navigation (saut d’écran, passage « à blanc », obligation de clics intensifs pour afficher des parties, alors que la norme veut que les sites soient de plus en plus intuitifs, accessibles et agréables à la navigation. On pourrait aussi citer les différents éléments assez repoussants (2ième niveau de l’accueil ou encore réglage du volume) ce qui se veux assez revendicateur. On se demande bien sur quelles sont les intensions du webmaster en créant un tel site. Question à laquelle Eliot a répondu par 3 points :
- « Casser la moisissure » c’est-à-dire sortir des sentiers battus et de la norme qui veux que les sites soient beaux et agréable à naviguer.
- Créer un grand niveau de tension, ce qui permet de vire une expérience unique sur un site web.
- Faire participer l’utilisateur en l’obligeant à rester attentif
Il prit ensuite la direction de la deuxième partie des designs web : les sites html et css. Il nous montra des sites typographique sortant de la norme tel que l’excellent Seed Conference ou encore Standard image (à ce propos je vous conseille vivement la lecture de l’excellent blog d’analyse de site typographique typesite). Il nous parla ensuite des sites narratifs. Pour lui ceux-ci ne sont pas justes des sites dans lesquels nous naviguons rapidement en appuyant sans cesse sur les boutons page précédentes / suivantes. Ces sites ont une structure évolutive faite de problèmes et de solutions qui forment un mouvement continu sensé. Il nous a ensuite montré l’excellent site de Shaun Inman qui change de couleur suivant plusieurs paramètres (ancienneté du post, pertinence, …). Il nous a ensuite exposé la pyramide de Freytag qui définit la «dramatic structure » dans l’écriture de nouvelles.
Elliot aime les cartes de visites, il nous fait donc profiter de ses favorites (je vous conseille d’aller un jeter un coup d’œil dans la présentation ci-dessous, il y en a des très bonnes). Et nous rappelle que notre page d’accueil n’est pas notre carte de visite, au même titre que notre navigation ou même notre page de contact. Notre conception est notre carte de visite.
Il en vient enfin à tirer sa conclusion : le design du print se divise en deux tangentes dans le monde du web : les sites flash et les sites html. Nous devons unifier ces deux tangentes afin d’être encore plus libre dans le domaine Web Design. Un bon design n’est pas forcement un design qui se contente d’être joli, c’est un design qui impressionne. Ainsi il ne faut pas hésiter à tirer différents éléments et philosophie du print pour les appliquer au web.
Personnellement je pense aussi que nous devrions essayer de casser les « normes » établies dans le Web Design, qui je pense va prendre peu à peu la même voie que l’histoire du print avec différents mouvement revendicateurs qui établiront des base pour le futur (il suffit de regarder le mouvement avant-garde que j’apprécie tout particulièrement). Nous avons deux grandes branches qui commencent à se diviser dans le web design actuel à savoir les sites très graphiques avec un contenu littéraire souvent assez faible et des sites contraires avec un design assez « pauvre » mais une véritable valeur littéraire. Il faut tenter tant que nous le pouvons d’unifier ces deux branches afin de créer des sites à la fois riches en design et en narration. Et c’est dans ce sens qu’il nous reste encore beaucoup à apprendre du print.





























































